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Mes nouvelles

Nouvelles

le 01/01/2008 à 20h59


Les quelques articles qui suivent sont, pour une fois, de ma réalisation.

Le premier, La Selkie, est inspiré d'un conte existant.

Le second est sorti de ma petite tête pleine de rêves.

La Selkie

le 01/01/2008 à 21h06

Connais-tu les Selkies ? Ce sont des êtres mi humains, mi phoque. Oui ça peut paraître risible comme ça, et pourtant les selkies sont d'une grâce sans pareille. Et surtout elles ont une voix envoûtante. A tel point que notre héro, Bered (oui, c’est nul comme prénom, mais sa mère n’a pas trouvé mieux…) Bered donc tomba amoureux de l’une d’entre elle, alors qu’il se promenait le long de la côte bretonne. Elle était sous sa forme humaine. Car les Selkies peuvent revêtir deux formes : une humaine, et une marine lorsqu’elle portent leur peau magique.


L’une d’entre elle donc, chantait, allongée sur un rocher, ses longs cheveux ondulants à son flanc. Les vagues frappaient la falaise et battaient la mesure de son ôde mélodieuse. Et notre Bered tomba sous son charme… Il entama la discussion avec la créature, puis remarqua la peau magique négligemment posée à côté de la Selkie. Il la ramassa, et entraîna Enora (c’était son nom) jusque chez lui. Il faut dire qu’il avait lui aussi du charme. A moins que ce ne soit parce qu’il avait pris la peau magique d’Enora.

La Selkie, part II

le 01/01/2008 à 21h11

Toujours est-il que quelques mois plus tard, on célébrait les noces d’Enora et Bered. Ils s’aimaient tous les deux d’un amour tendre et sincère. Pourtant, la mère de Bered remarquait bien souvent le regard triste d’Enora, un regard qu’elle connaissait bien : celui qu’on a lorsqu’on est loin de ceux qu’on aime.

 

Un jour, en faisant le ménage dans la chambre de son fils, la mère de Bered trouva la peau de Selkie que son fils avait consciencieusement cachée. Elle comprit alors la véritable nature de sa belle fille, ainsi que la raison de sa tristesse. Les Selkies sont faites pour vivre dans l’eau, et non sur terre parmi les hommes. Alors que Bered était au travail, sa mère se résolu à rendre la peau à sa bru, se rappelant la détresse qu’elle voyait souvent dans ses yeux. Enora fut surprise autant qu’heureuse de revoir sa peau magique. Elle se précipita aussitôt vers la côte, revêtit sa peau et parti rejoindre le siens sous sa forme animale. Bered comprit rapidement après son retour, en voyant l’absence de son aimée et la cachette ouverte dans sa chambre. De désespoir, il courut vers la falaise et scruta l’océan. Il appela Enora de toute ses forces, mais n’ayant aucune réponse, il décida de plonger à sa recherche. On ne le revit plus jamais.

 

Depuis, on raconte que la mère de Bered se rend chaque soir sur la falaise, et qu’on y entend le chant de la Selkie, qui pleure la mort de son amant.


 


*****

Le troll et la fée

le 01/01/2008 à 21h22


Yona était une fée. C’est-à-dire qu’elle ne mesurait pas plus de cinq centimètres de haut, qu’elle portait deux magnifiques ailes de dentelle colorée et qu’elle se nourrissait du pollen des fleurs. Si bien que de nombreux humains la prenaient pour un papillon. Mais Yona n’avait bien entendu rien en commun avec les insectes, car les fées sont des créatures magiques dotées d’un incroyable pouvoir magique : celui d’exaucer un vœux formulé par une personne qu’elles aiment d’un amour profond et sincère.

 

Mais Yona était bien triste car elle n’était jamais tombée amoureuse, si bien qu’elle n’avait aucun pouvoir magique, et elle enviait énormément ses amies, notamment Clochette, tombée amoureuse d’un humain à qui elle avait donné une jeunesse sans fin et une éternelle insouciance. Yona trouvait terriblement excitant le fait de pouvoir rendre heureux un être qui n’a aucun pouvoir magique.

Le troll et la fée, part II

le 01/01/2008 à 21h33

Un jour qu’elle parcourait les champs de fleur en fleur, elle n’avait pas remarqué que la journée était passée rapidement et que la nuit était déjà là. Elle devait alors se hâter de rentrer, car la lueur qu’elle émettait dans l’obscurité la rendait facilement repérable des humains, qui adoraient capturer les créatures magiques pour les garder dans des cages. Mais elle ne savait pourquoi, elle n’avait pas envie de rentrer tout de suite chez elle.


Elle venait en effet de rencontrer une petite créature poilue qui l’intriguait. Ce n’était pas un mulot, car il était bien trop gros. Ni un lièvre, malgré la petite queue touffue qui remuait frénétiquement à chaque pas de la créature. C’était un troll.


Savez-vous ce que sont les troll? Ce sont les créatures magiques les plus malchanceuses qui soient. En effet, leur seul pouvoir est en fait une malédiction qui les empêche de sortir le jour, sous peine de se voir transformés en pierre. Elle n’en avait jamais vu mais avait tout de suite reconnu le troll grâce aux contes que l’on racontait chez elle. On disait que les trolls étaient doux et gentils, mais pouvaient se montrer très agressifs envers quiconque se moquait de leur taille ou de la ridicule petite touffe de poil qui orne le haut de leur postérieur. Yona se demandait bien comment on pouvait se moquer d’une si adorable créature. Elle décida de s’en approcher et entama la discussion.


Le jeune troll sursauta car il n’avait ni vu ni entendu la fée s’approcher, et il se croyait seul. Les trolls sont très timides et peureux. Mais ce troll là ne s’enfuit pas, fasciné par la lumière qu’émettait la créature aux ailes de papillons. Cette lumière ne semblait pas le transformer en pierre, et c’est ce qui éveillait sa curiosité et sa fascination.

Le troll et la fée, part III

le 09/01/2008 à 20h37

La fée lui demanda son nom, et il lui répondit que dans son village, on le nommait Vilain. La fée lui répondit qu’elle ne le trouvait pas vilain du tout, et qu’au contraire il était très mignon. Le troll rougit face à se compliment et bredouilla quelque chose de gentil à la fée, mais il n’était pas doué pour les gentillesses et la fée éclata de rire. Il discutèrent longtemps, racontant leurs histoires respectives, ce que l’on racontait sur les fées et les trolls par chez eux et comment on occupait les journées dans leurs villages. La nuit passa et le jour pointa son nez, si bien qu’ils durent écourter leur discussion. Il se donnèrent toutefois rendez-vous au coucher du soleil.


La journée passa, et la fée ne cessa de penser au jeune troll, si amusant et si touchant à sa manière. Le soir venu elle alla au lieu du rendez-vous et attendit le coucher du soleil. Le troll ne se fit pas attendre et pointa rapidement le bout de son nez. Yona voleta jusqu’à lui et ils entamèrent une nouvelle discussion, parlant de tout et de rien, faisant connaissance. Leurs rendez-vous se succédèrent ainsi pendant de nombreuses nuits. Vilain apprit ainsi que les fées, malgré leur beauté et leur apparente bonne humeur permanente, ne pouvaient vivre seules et avaient toutes besoin d’un être aimé afin de réaliser leurs souhaits et de continuer à vivre. A son tour, le troll raconta qu’il désirait par dessus tout changer d’apparence, car il se trouvait réellement vilain et ridicule. Il était seul, n’osait pas aller vers les autres et la fée était la première personne qui lui portait tellement d’attention.

Le troll et la fée, part IV

le 09/01/2008 à 20h41

« Mon souhait le plus cher est de me sentir bien dans ma peau », lui expliqua-t-il. La fée souhaita alors plus que tout l’aider. Elle commença à voleter autour du troll, bourdonnant telle une abeille, puis se reposa face à son protégé. Il n’avait pas vraiment changé d’apparence, et pourtant quelque chose sembla changé en lui. Il n’avait plus cet air apitoyé qu’il arborait jusque maintenant, mais avait un air réjouit qui lui illuminait le visage. Il portait toujours le même visage mais il paraissait tellement beau ainsi, pensa la fée. Il avait l’air heureux, prêt à profiter de la vie. « Tu ferais craquer n’importe qui par ton sourire, et tu n’auras plus aucun mal à te faire des amis, maintenant », lui dit-elle.


C’est en effet ce qui se passa. Le jeune troll charma tout son village par sa beauté, sa jovialité et sa bonne humeur dès son retour. Il se fit de nombreux amis, de nombreuses prétendantes allèrent frapper à sa porte pour le bal du solstice d’été, et les journées passaient si vite qu’il en oublia la fée à qui il devait tout… La pauvre fée, amoureuse du troll, se rappela alors ce que lui disait sa grand-mère : tandis que les gens malheureux sont complaisants, les gens heureux sont insouciants.

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